Une première audience préliminaire dans le dossier pénal visant le Catholicos Karékine II

À l’issue de la première audience préliminaire dans l’affaire visant le Catholicos de tous les Arméniens, Karékine II, et six évêques, Mgr Nathan a vivement défendu le rôle historique et national de l’Église apostolique arménienne.

S’adressant aux journalistes, le prélat a rappelé que l’Église ne pouvait être considérée comme une simple organisation susceptible d’être contrôlée ou transformée par les autorités. Ce dernier rappelle que l’Église apostolique arménienne constitue une institution historique qui poursuit sa mission auprès du peuple arménien, tant sur le plan spirituel que dans de nombreuses questions nationales.

Mgr Nathan a également rejeté toute idée de prise de contrôle de l’Église par l’État, établissant une comparaison avec certaines entreprises et institutions qui peuvent être nationalisées. « L’Église est l’âme de notre nation. Le corps, c’est l’État et le peuple », a-t-il déclaré, estimant qu’une « nationalisation » de l’Église au sens politique du terme était impossible.

La première audience préliminaire dans le dossier pénal visant le Catholicos Karékine II et six membres du Conseil spirituel suprême s’est par ailleurs achevée rapidement. Le juge chargé de l’affaire a annoncé son retrait du dossier.