Le Groupe d’Initiative de Bakou a vivement condamné la motion adoptée par l’Assemblée de Corse concernant la République d’Artsakh et les citoyens arméniens poursuivis en Azerbaïdjan. L’organisation qualifie cette initiative de « provocatrice », « unilatérale » et contraire aux principes de souveraineté et de non-ingérence, estimant qu’elle s’inscrit dans la ligne de la politique étrangère de la France.
Dans son communiqué, le groupe accuse les élus ayant soutenu le texte d’agir au service des intérêts de Paris plutôt que de ceux du peuple corse. Il dénonce également ce qu’il considère comme une contradiction entre le soutien affiché au droit à l’autodétermination à l’étranger et la situation de la Corse, où la langue corse ne bénéficie toujours pas d’un statut institutionnel équivalent au français et où la France n’a pas ratifié la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.
Le Groupe d’Initiative de Bakou appelle enfin l’Assemblée de Corse à concentrer son action sur les revendications liées aux droits linguistiques, culturels et politiques du peuple corse, en réclamant notamment la reconnaissance institutionnelle de la langue corse, la protection de l’identité de l’île et un plus grand respect du droit des Corses à déterminer leur avenir politique.
