Projet Yerguir : Une sensation particulière

Cette année, je participais pour la première fois au projet Yerguir et ce sera sans doute la première d’une longue série. Une expérience singulière, enrichie par la présence de camarades d’exception. En l’espace de cinq jours, nous avons appris à mieux nous connaître et sommes devenus une véritable petite famille.

C’était un sentiment très singulier de se réveiller le matin au son de la musique arménienne, d’autant plus lorsque le premier paysage qui se dévoile devant nous est le Mont Ararat. Le Mont Massis est toujours présent, que ce soit lors des séances matinales de sport, à l’heure du déjeuner, lorsque nous sommes assis autour de la table entre camarades, ou au crépuscule, lorsqu’il se drape entièrement et magnifiquement des rayons dorés du soleil.

Nous étions répartis en groupes de trente personnes, et bien que l’agitation et le bruit fussent intenses, les voix d’acclamations et les rires les surpassaient largement. Tout au long d’une semaine riche en activités agréables et instructives, nous avons joué, chanté et dansé avec les enfants du groupe.

Nous avons commencé la semaine dans un lieu inconnu, entourés d’environ deux cents étrangers, mais à la fin de cette semaine, cet endroit inconnu était devenu un foyer, et ces étrangers, une famille.

Nous sommes tous rentrés chez nous les larmes aux yeux, ayant forgé des liens indéfectibles et rêvant déjà au camp de l’année prochaine.

Datev Araboghlian