Le projet TRIPP pourrait entrer en vigueur avant la signature d’un traité de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan

Le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, a évoqué devant le Parlement la possibilité de lancer le projet TRIPP (« route Trump pour la paix et la prospérité internationales ») avant même la signature d’un traité de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Tout en estimant que la signature du traité devrait logiquement précéder la mise en œuvre du projet, Mirzoyan a souligné que le lancement de ce corridor pourrait, à lui seul, contribuer au renforcement de la « paix » dans la région.

Le ministre a également rappelé que le texte de l’accord de « paix » avait déjà été paraphé par les deux parties et que ni Erevan ni Bakou ne remettaient officiellement son contenu en question.

Pourtant, les déclarations et les spéculations autour du projet TRIPP se multiplient, tandis que la signature définitive du traité de paix reste toujours en suspens. Malgré les annonces répétées et les promesses diplomatiques, aucune « paix » concrète n’est encore acquise. Une nouvelle fois, les projets et les discours semblent avancer plus vite que les garanties réelles de sécurité pour l’Arménie.