L’Azerbaïdjan a ordonné la fermeture du bureau du Comité international de la Croix-Rouge à Bakou

Ce mercredi 5 mars, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a reçu l’ordre de fermer sa délégation en Azerbaïdjan. Aurélie Lachant, chargée des relations publiques de l’organisation, a confirmé aux médias azéris l’intention des autorités azerbaïdjanaises de mettre un terme aux activités du CICR.

Cette décision non seulement isole les détenus arméniens, mais suscite également de graves inquiétudes quant au mépris plus large de l’Azerbaïdjan à l’égard des normes internationales et de la responsabilité, coupant ainsi un lien humanitaire crucial pour les otages et prisonniers de guerre arméniens à Bakou.
Le CICR a joué un rôle essentiel en fournissant une assistance et une surveillance aux otages arméniens, dont huit anciens et actuels dirigeants de l’Artsakh et environ 16 autres détenus officiellement reconnus par l’Azerbaïdjan. Au 26 février 2025, des représentants du CICR effectuaient des visites, distribuaient des produits d’hygiène et facilitaient des contacts familiaux limités.

Avec l’expulsion de l’organisation, ces personnes sont désormais confrontées à un isolement accru, à une protection juridique réduite et à un risque accru de mauvais traitements. Les défenseurs des droits de l’homme avertissent que sans la surveillance du CICR, d’éventuels abus risquent de ne pas être signalés.