La Ville de Bastia a signé un accord de coopération avec la ville turque de Muğla

Cet accord a pour objectif de “protéger le patrimoine et développer des projets communs en Méditerranée”.
Ce choix de coopérer avec un État qui refuse toujours de reconnaître le génocide des Arméniens perpétré en 1915 par l’Empire ottoman est stupéfiant. Est-il utile de rappeler que plus d’1,5 million Arméniens ont été exterminés ? Que l’Empire ottoman puis la Turquie ont tenté systématiquement d’effacer la trace du peuple arménien de ce monde, dont sa culture ?
Avant tout partenariat, des garanties sur les droits humains et la mémoire historique sont indispensables. La Turquie a soutenu l’Azerbaïdjan lors de l’épuration éthnique de l’Artsakh ; elle soutient aujourd’hui encore la destruction du patrimoine plurimillénaire arménien de cette région, systématisé par l’Azerbaïdjan pour faire croire au monde que les Arméniens n’y ont jamais vécu.
Les relations entachées entre la France et la Turquie ne doivent pas servir d’arme au gouvernement turc pour brouiller les liens qui existent entre Corses et Arméniens. On rappelle aussi que les Turcs et les Azéris reprochent à la France son soutien aux Arméniens.