David Ishkhanyan « plaide » lors des procès de la honte qui se déroulent à Bakou

Le 4 avril, le procès des dirigeants politico-militaires de l’Artsakh, détenus illégalement à Bakou, s’est poursuivi. L’audience a été consacrée à l’interrogatoire des prisonniers arméniens, sous le contrôle strict des médias azerbaïdjanais.
D’après les canaux Telegram, le président du Parlement de l’Artsakh, David Ishkhanyan, a été interrogé par les procureurs : il a confirmé avoir été un membre actif de la Fédération Révolutionnaire Arménienne et avoir dirigé son groupe parlementaire en Artsakh pendant deux ans.
Il a aussi déclaré avoir rejoint la première guerre d’Artsakh en 1992 en tant que membre de ce parti.
Ishkhanyan a également précisé avoir été commandant de bataillon sous les ordres de Monte Melkonian, qui dirigeait la ligne défensive de la région de Martouni, tandis que l’armée était commandée par Samvel Babayan.
Concernant la seconde guerre d’Artsakh, il a déclaré s’être rendu dans une unité militaire de Martouni où servait son fils cadet, considérant cela comme un devoir en tant que député. Il a aussi reçu la médaille “Croix de Combat” pour ses actions militaires.
Le procureur a ensuite évoqué une conférence de presse du 30 août 2023, où Ishkhanyan aurait admis avoir envoyé des lettres ouvertes aux parlements de la Russie, de l’Iran, de la France, des États-Unis et de l’UE pour faire pression sur l’Azerbaïdjan. Ishkhanyan a confirmé ces envois sans savoir s’ils avaient atteint leurs destinataires.
Lorsqu’on lui a demandé l’objectif de la supposée “agression militaire arménienne contre l’Azerbaïdjan”, Ishkhanyan a répondu ne pas pouvoir parler de cette époque, car il était trop jeune, mais qu’en grandissant, il avait compris que l’objectif stratégique était l’unification de l’Artsakh avec l’Arménie.
Enfin, il a affirmé être citoyen arménien depuis l’effondrement de l’URSS, comme 150 000 autres Arméniens, bien que son acte de naissance mentionne la République socialiste soviétique d’Azerbaïdjan. Son passeport arménien est actuellement retenu par les autorités d’enquête.