
Vahan Tékéyan est né le 21 janvier 1878 à Constantinople. Il grandit et étudia à Constantinople avant de commencer sa carrière professionnelle en Europe. Après avoir travaillé à Liverpool, Marseille et Alexandrie, il s’établit au Caire en 1906. Tout au long de sa vie, il se consacra à l’éducation et à la presse arménienne, tout en participant à des missions publiques. Il mourut au Caire et y fut enterré le 4 avril 1945.
Après son retour à Constantinople en 1908, Tékéyan se consacra pleinement au journalisme et à la poésie. Il dirigea la revue littéraire et sociale « Shirak » et publia plusieurs recueils de poésie, dont « Merveilleuse Résurrection » (1914), qui le plaça parmi les poètes arméniens occidentaux de premier rang. Durant et après la Première Guerre mondiale, il combina l’activité publique avec son travail de secours auprès des orphelins et l’enseignement, exerçant ainsi dans plusieurs pays dont la Bulgarie, la Grèce, Chypre, la Syrie et l’Égypte. Il s’établit finalement au Caire, où il poursuivit la rédaction.
Les oeuvres de Vahan Tékéyan incluent « Soucis » (1901), « Merveilleuse Résurrection » (1914), « De minuit à l’aube » (1919), « Amour » (1933), « Chants Arméniens » (1943) ou encore « Livre de poèmes » (1944). Il fit du sonnet sa forme préférée et fut un excellent traducteur des poèmes de Baudelaire et de Shakespeare. Son style littéraire est marqué par un profond engagement pour la cause arménienne et une réflexion sur la condition humaine. Ses poèmes sont souvent imprégnés de mélancolie et de quête de beauté dans un monde troublé.